Institution

Portrait de Mickael Idrac

Mise à l'honneur des nouveaux chargés de cours 2024



imgActu
©️ Mickael Idrac

Chargé de cours dans le domaine des Sciences sociales de l'éducation - Aspects sociologiques et anthropologiques

Pourriez-vous décrire brièvement votre parcours, évoquer vos sujets de recherche et votre conception de l’enseignement universitaire ?

Après diverses expériences humanitaires (ONG et ONU) en Thaïlande et au Liban sur des thématiques liées à l’éducation dans les camps de réfugiés, j’ai fait le choix de passer le concours d’instituteur et me suis inscrit en thèse immédiatement après son obtention. En effet, des dynamiques éducatives se développaient dans le camp de Calais, en France, qui est mon pays d’origine et je ressentais le besoin de les étudier. Je partais du principe que mon accès au terrain serait facilité si je disposais moi-même de la “casquette” d’instituteur et cette hypothèse a effectivement été validée.

Suite au démantèlement de ce camp, mon choix s’est porté sur l’étude des camps que l’on retrouve le long de la route migratoire de méditerranée orientale et j’ai travaillé essentiellement sur la Grèce, la Macédoine du Nord et la Serbie. À l’issue, j’ai été sollicité par un laboratoire de l’Université de Montréal pour évaluer, dans le cadre d’un postdoctorat de deux années, le programme de réinstallation des réfugiés sélectionnés dans des camps mis en œuvre par le gouvernement du Québec. Par la suite, durant l’étrange période post-COVID, j’ai mené quelques projets de recherche de courte durée en France et exercé une activité dans la formation d’enseignants. C’est finalement au printemps dernier que j’ai eu le bonheur d’être recruté par l’Université de Liège. Je souhaite y poursuivre mes travaux sur les migrations en Méditerranée tout en transposant certaines modélisations que j’ai pu établir dans les camps à des quartiers de Belgique où les populations issues de l’immigration sont nombreuses.

Pour ce qui est de mes enseignements universitaires, je m’appuie essentiellement sur deux piliers : ma connaissance du métier que les étudiants désirent exercer puisque je suis un ancien instituteur mais aussi une volonté de proposer des données toujours actualisées, toujours plus récentes. Je tire ces données de mes nombreux séjours de terrain puisque mes collègues me qualifient souvent de “sociologue nomade” en guise de clin d’œil à Alain Tarrius, illustre sociologue français et ami qui a passé toute une vie sur le terrain pour documenter les migrations de populations

Contact

Mickael Idrac

Publié le

Partagez cette news

cookieImage